
En 2005, à quelques jours du lancement de sa nouvelle série sur CBS, Ghost Whisperer, l'actrice Jennifer Love Hewitt s'apprêtait à incarner Melinda Gordon, une jeune femme capable de communiquer avec les défunts. Pour nourrir son interprétation, la comédienne avait rencontré un exorciste, dans le cadre d'une démarche de recherche assez commune à Hollywood lorsqu'un rôle touche au paranormal. Ce qu'elle ne soupçonnait pas, affirme-t-elle, c'est que cette rencontre allait ouvrir une porte qu'elle ne pourrait plus refermer.
Des signes avant-coureurs
Peu après cet entretien, l'actrice aurait commencé à remarquer des phénomènes qu'elle qualifie elle-même d'étranges dans sa propre maison de Los Angeles, une bâtisse construite en 1927 : des lumières s'allumant et s'éteignant sans intervention humaine, ainsi que des bruits de pas résonnant dans des pièces vides. Ce type de manifestation — électricité perturbée, présence auditive sans source visible — figure parmi les signalements les plus fréquents dans les dossiers d'enquête paranormale nord-américains, bien avant même l'apparition d'une figure visible.
La scène de la douche
C'est cependant un tout autre épisode qui aurait le plus marqué l'actrice. Selon ses propres déclarations, largement reprises par la presse américaine à l'époque, elle se serait retournée sous la douche pour apercevoir la silhouette d'un homme fantomatique, immobile, en train de l'observer alors qu'elle était nue. Hewitt aurait résumé la situation avec un mélange d'humour et de malaise, expliquant en substance que l'entité semblait éprouver un penchant pour elle et appréciait particulièrement ce moment d'intimité.
Un phénomène connu des enquêteurs : le fantôme dit « voyeur »
Les récits de présences spectrales associées à la salle de bain ne sont pas rares dans la littérature paranormale. Les enquêteurs du domaine évoquent régulièrement des zones dites « à forte charge émotionnelle » — chambres, salles de bains — où l'intimité du vivant semblrait, selon certaines théories non scientifiques, attirer davantage de manifestations. Aucune étude académique sérieuse n'a toutefois validé l'existence d'un lien de cause à effet entre l'architecture d'un lieu et la fréquence des phénomènes qui y sont rapportés ; la plupart des chercheurs en sciences cognitives privilégient plutôt des explications liées à la vulnérabilité psychologique ressentie dans ces espaces, propice aux interprétations anxiogènes de stimuli ordinaires.
Elle n'est pas un cas isolé
Jennifer Love Hewitt n'est pas la seule célébrité à avoir publiquement fait état de ce type d'expérience. Le chanteur britannique Robbie Williams, connu pour son intérêt de longue date envers l'ufologie et les phénomènes inexpliqués, a lui aussi affirmé percevoir régulièrement des présences spectrales chez lui — non pas humaines, mais canines. L'artiste, qui a également exprimé publiquement sa conviction qu'une forme de vie extraterrestre pourrait un jour entrer en contact avec l'humanité, dit apercevoir fréquemment ce qu'il décrit comme des fantômes de chiens rôdant dans son domicile.
Hantise ou stratégie promotionnelle ?
Les esprits critiques n'ont pas manqué de souligner la coïncidence temporelle troublante entre la sortie d'une série télévisée centrée sur les fantômes et la révélation médiatique d'une hantise personnelle vécue par son actrice principale. Ce type de récit, difficile à vérifier et impossible à corroborer par une preuve matérielle, s'inscrit dans une longue tradition hollywoodienne où promotion et confession intime se mêlent avec une frontière parfois ténue. Cela n'exclut cependant pas la sincérité de l'expérience vécue et rapportée par l'actrice elle-même, qui n'a jamais varié dans sa version des faits au fil des années.
Citation
« Le fantôme avait le béguin pour moi et adorait me voir dans la douche. »— Jennifer Love Hewitt
Sources
Fantôme - 23/09/2005 - Wakonda - 
