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Sea monsterJean-Jacques Charbonier

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Jean-Jacques Charbonier, né le à Saint-Gaudens, est un médecin anesthésiste français, référent en réanimation à Toulouse depuis 2004. Il est aussi un auteur connu pour défendre la thèse d'une vie après la mort qui serait palpable lors d'une expérience de mort imminente et révélatrice de l'existence d'une conscience indépendante de l'activité neuronale. Ses thèses sont critiquées par la communauté scientifique. Fin 2018, le Dr. Charbonier s'est vu interdire d'exercice durant trois mois avec sursis pour avoir utilisé son titre de médecin afin de promouvoir ses activités non scientifiques et rémunérées liées à la transcommunication hypnotique.

Biographie

Selon ses déclarations dans le numéro 110 de la Revue de l'au-delà, à l'âge de neuf ans, Jean-Jacques Charbonier aurait vécu une guérison miraculeuse à Lourdes après une fracture polyfragmentaire de la tête humérale consécutive à une lourde chute en jouant au ballon dans la cour d'école. Jean-Jacques Charbonier ne fait cependant pas partie des 70 miraculés de Lourdes reconnus officiellement.

En 1986, alors qu'il effectue son stage au SAMU, il ne parvient pas à réanimer une personne coincée sous des tôles, et affirme avoir ressenti l'âme de la victime quitter son corps mourant.

En 2014, à l'Université de Reims Champagne-Ardenne, il est directeur de la thèse de médecine soutenue par François Lallier sur les Facteurs associés aux expériences de mort imminente dans les arrêts cardiorespiratoires réanimés.

En , il dépose un dossier auprès de l'Ordre des médecins pour réaliser des expériences d'hypnose sur des patients volontaires. Il s'associe à Marc Leval de la société ABC Talk Productions, spécialisée en spiritualisme et « médiumnité », et à Étienne Dupont, pour proposer des séances d'hypnose permettant aux participants d'entrer en communication avec les morts. Sa méthode, qu'il appelle Trans communication hypnotique (TCH), est condamnée par l'ordre des médecins. Avec ses associés, il co-fonde aussi l'Institut de recherche et de communication sur la conscience intuitive extraneuronale (IRCCIE).

Geneviève Delpech (veuve du chanteur Michel Delpech), Michèle Torr et Bernard Werber ont participé aux ateliers TCH du docteur Charbonier. Au total, plus de 10.000 personnes ont participé aux ateliers. Un atelier — qui dure en moyenne 3h30, dont 1h30 d'hypnose — coûte 98 euros (voire CHF 180.- en Suisse) et réunit typiquement 40 participants. 200 ateliers sont organisés chaque année en France. ABC Talk Productions s'est associée à MSC Croisières pour organiser des croisières d'une semaine sur le thème de la TCH au prix de 1369 euros.

À partir de , Jean-Jacques Charbonier ne pratique plus qu'à mi-temps sa profession de médecin, préférant se concentrer sur ses séances d'hypnose. En , il est condamné avec sursis à une interdiction d'exercer la médecine pendant 3 mois.

Critiques

Les thèses de Jean-Jacques Charbonier sur la vie après la mort sont critiquées par la communauté scientifique. Ses détracteurs font valoir que les événements observés lors d'une expérience hors du corps n'ont jamais été objectivés scientifiquement, c'est-à-dire qu'ils ne reposent que sur des témoignages sans pouvoir être réplicables en laboratoire. Il a souvent rencontré l'Ordre des médecins au sujet de ses thèses, mais affirme n'avoir jamais été radié car ses objectifs ne sont pas pécuniaires.

La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES) répond que les ateliers de Charbonier n'induisent pas un état de dépendance ou d'emprise susceptible d'occasionner des préjudices. Elle met cependant en garde sur la fragilité psychologique de certains participants et les effets imprévisibles de sensation de contact avec les défunts.

Pour le Dr Jean-Pierre Jourdan, directeur de la recherche médicale de l'association IANDS-France, la grande majorité des communications sur les EMI sont fantaisistes, il en dénonce l'exploitation commerciale et relève l'escroquerie de la médiumnité et de la « transcommunication hypnotique » (TCH).

Pour le Dr Gerald Woerlee, qui s'exprime dans le magazine The Skeptic, le Cas de Pamela Reynolds ne permet pas d'affirmer que la conscience existe lorsque l'activité du cerveau est nulle. Pour servir son discours, Charbonier prend la liberté de déplacer l'expérience de sortie du corps de Pamela Reynolds durant la phase d'arrêt d'activité cérébrale, soit deux heures vingt après le début des perceptions sensorielles avérées. À ce moment, l'opération est dans sa phase préparatoire, l'activité cérébrale est toujours présente. Dans Les 7 bonnes raisons de croire à l'au-delà, page 57, Charbonier modifie une seconde fois le cas Reynolds en affirmant que le Potentiel évoqué auditif (PEA) mesuré durant l'opération était aussi plat que l'EEG avec pour conséquence l'impossibilité d'entendre le moindre son. Cette affirmation souligne en réalité une non compréhension du rôle de cette technique. Elle permet de vérifier l'intégrité du tronc cérébral durant toute l'opération. Un signal plat indiquerait un problème. L'absence de réponse au niveau du tronc cérébral n'a duré que les quelques minutes nécessaires pour enlever l'anévrisme. Quant à l'affirmation de Charbonier que Pamela Reynolds ne pouvait rien entendre, Woerlee démontre en se référant aux détails opératoires que Pamela Reynolds percevait deux sons différents émis dans chacune des oreilles, à droite un cliquetis à 11,3 clics par seconde émis à 95 dB et à gauche un son blanc à 40 dB. Les cliquetis occupaient au plus seulement 12,46 % de son audition et de la capacité de traitement du tronc cérébral. Cette durée lui laissait suffisamment de temps et de capacité neuronale pour percevoir d'autre sons. Concernant le son blanc émis à gauche, il n'empêche pas l'audition des sons supérieur à 40 dB, ce qui est le cas des phénomènes auditifs qu'elle a perçus, le niveau sonore d'une conversation étant compris entre 60 et 70 dB, le niveau sonore de l'écoute de musique est compris entre 70 et 85 dB. Par conséquent, ni les cliquetis ni le son blanc avec les paramètres décrits n'inhibent la perception sonore par conduction aérienne ou osseuse (Reynolds décrit la perception sonore par conduction osseuse de la perceuse pneumatique qui a servi à préparer les quatre ouvertures nécessaires à la découpe de la boîte crânienne).

Plainte de l'Ordre des médecins

Fin 2018, le Conseil départemental de l'Ordre des médecins (CDOM) de Haute-Garonne dépose plainte contre Charbonier auprès de la chambre disciplinaire de l'Ordre régional. Il lui reproche d’organiser « à titre onéreux des ateliers de « Trans Communication Hypnotique » (TCH) alors qu’il est incapable d’établir le caractère scientifiquement prouvé de ses théories et de ses pratiques. » Le CDOM lui reproche également de faire valoir « sa qualité de médecin à des fins publicitaires en communiquant largement sur ses ateliers TCH et sur ses prétendues études et découvertes scientifiques », et d'avoir participé à un documentaire dans une clinique et sans autorisation.

Poursuites pour travail illégal et blanchiment de fraude fiscale

En février 2020, Jean-Jacques Charbonier et son épouse ont été poursuivis pour des faits de travail illégal et de blanchiment de fraude fiscale. Entre 2016 et 2018, Charbonier a facturé ses ateliers et croisières de «Trans Communication Hypnotique» à la société ABC Talk qui effectuait en retour les virements sur les comptes joints du couple sans contrat ni déclaration des revenus. La fraude porterait sur environ 350000 €. La Division économique et financière de la Section de recherches de Toulouse a saisi une des maisons du couple à Péreille.

Condamnation par le tribunal correctionnel de Toulouse

Fin septembre 2020, Jean-Jacques Charbonier a été condamné à 6 mois de prison avec sursis et à un an d'interdiction d'exercer la médecine par le tribunal correctionnel de Toulouse en raison d'une faute d'anesthésie et de surveillance du patient lors d'une opération en avril 2019. L'avocat de Charbonier a fait appel.

En mai 2021, Jean-Jacques Charbonier est condamné en appel à 6 mois de prison avec sursis pour «blessures involontaires», assortis d'une interdiction d'exercer pendant 3 ans.


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